The Walking Dead

Mettons les choses au clair dès le début : je n’ai pas lu la BD et je n’aime pas la série (sacrilège !). Je n’avais donc aucune raison d’essayer le jeu.
Mais difficile de passer à côté de ce jeu développé par Telltale Games, seul survivant valable de l’ère des point & clicks.

TWD se décompose en 5 épisodes plutôt courts, ce qui correspond finalement assez bien et donne du rythme à ce format de jeu, qui repose plus sur l’intrigue et les personnages que sur la résolution d’énigmes qu’on a l’habitude de retrouver dans ce style de jeu.

Vous êtes Lee et commencez vôtre aventure à l’arrière d’une bagnole de condés, menottes aux poignets.
Pas besoin d’avoir Bac +7 pour comprendre que ça va être le bazar dans peu de temps (il suffit de lire le nom du jeu) ; de plus, les indices pas très subtiles d’un désastre imminent vous sont donnés par la radio. C’est celle-ci que le flic qui vous conduit en taule éteint pour taper la discute.
Les conversations sont au cœur du système de jeu et, comme indiqué au début de chaque épisode, celles-ci façonnent le déroulement du jeu.
TheWalkingDead2
Ce n’est qu’en partie vraie : l’aventure passe par des passages obligatoires. Néanmoins, les séquences qui relient ces « checkpoints » varient en fonction des choix opérés pendant les discutions avec les différents personnages et c’est au joueur de choisir son camp parmi les clans qui se dessinent au fur et à mesure.
Selon la gravité de la situation, il est possible qu’il y ait une limite de temps pour prendre une décision, pouvant alors pousser le joueur à la faute en tenant des propos incohérents ou inappropriés qui ne manqueront pas de déplaire aux autres personnages.
Ces derniers sont globalement intéressants et, pour ma part, le contexte du jeu a fait j’ai approché chaque nouvelle rencontre avec méfiance et le souhait de ne pas trop vouloir en dévoiler sur le héros. Et c’est d’ailleurs généralement l’attitude adoptée par ces personnages, ne les rendant pas facile à cerner rapidement.
Un peu comme à la Mass Effect, chaque joueur réagit de façon différente face aux choix qu’il lui sont proposés, ce qui entraîne différentes conséquences ; rendant son aventure unique.

Côté technique, le cel-shading ne rappelle pas vraiment la BD, mais est assez réussi ; le point fort de la réalisation résidant dans les doublages nickels de chaque personnage.
Seul bémols, les déplacements de Lee et ces saloperies de QTE totalement superflues.

En cette période bizarre d’été et de boulot, The Walking Dead me convient parfaitement de par sa facilité d’accès et son histoire prenante.
 

TWDxME

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