Fez

On se motive pour le premier article du blog (le dernier ?) !

Téléchargé le jour de sa sortie depuis le Xbox Live Arcade en mai 2012 après en avoir essayé la démo, Fez a été une véritable surprise. Une agréable surprise.
Aujourd’hui est le bon moment de parler de ce jeu, car il est ressorti dans une version PC au début de ce mois.

Je suis rapidement tombé amoureux de tout ce qui fait ce jeu.

L’ambiance

Les musiques 8-bits correspondent parfaitement au style graphique « art-pixel » décidé pour la direction artistique de ce jeu.
Celles-ce collent également avec tous les différents niveaux du jeu.
Chacun possède une atmosphère bien particulière, et on prend plaisir à tous les découvrir et à s’y perdre, tant l’univers est vaste et labyrinthique.

Le mystère

Nice hat bro.

Nice hat bro.


Ce jeu est constitué de plusieurs strates. On peut y voir de prime abord un jeu de plateforme au gameplay qui, passée l’originalité de passage de la 2D à la 3D, semble assez classique : pour finir le jeu, il faut trouver des fragments de cubes disséminés un peu partout dans les différents mondes du jeu.
Mais la couche plus intéressante est celle qui recouvre tous les mystères liés à l’univers de Fez. Des énigmes présentées sous forme de symboles, de QR Codes ou alors écrites dans un alphabet propre au jeu (alphabet que l’on peut également transposer au notre par l’intermédiaire d’une énigme) sont présentes à différents endroits et même au tout début du jeu, ce qui ne manquera pas de nous faire recommencer le jeu pour venir au bout du chemin et comprendre toute l’histoire de Fez, satisfaisant ainsi notre curiosité.

L’oeuvre d’un fou

Phil Fish
Présenté plus en détails dans le film documentaire « Indie Game: The Movie », Phil Fish, créateur du jeu, est montré comme un gars complètement névrosé, arrogant, mais peu sûr de lui.
Ce reportage relate les développements d’autres jeux indépendants et d’autres méthodes qui font réfléchir sur ce job particulier : il nécéssite un talent et une passion hors du commun, mais aussi des sacrifices sociaux et financiers colossaux.
Débouté par son partenaire, il assure lui seul la grande majorité développement, mais aussi l’aspect business de son bébé pendant de longs mois où il en fera sa seule activité.
Il ne prend alors aucun recul sur son jeu, ce qui en fait une oeuvre totalement personnelle.
Et ça c’est bon…

Conclusion

A l’heure où les jeux « grand public » ont du mal à se renouveler, le jeu vidéo indépendant prend petit-à-petit son envol.
Les jeux dits « AAA » aux gameplays vieillissants font de la place à ces jeux réalisés par des petits studios ou un unique développeur.
Dans le cas de Fez, on ressent et on aime son identité qui lui est bien propre. Cette ouvre très personnelle réussit à transformer un jeu de plateformes en apparence assez classique, à un jeu ou l’envie de progression est plus cultivée par la personnalité et le mystère de son univers.
Au final, ce que je retiens dans un jeu, c’est si oui ou non il possède une âme.

Fez rentre dans cette catégorie de jeu qui ont une âme.

Toutes les raisons sont bonnes pour jouer à ce jeu, revêtir son fez et partir à l’aventure avec Gomez !

Fez-2

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