Chasse-Neige Simulator

Cette soirée d’août commençait plutôt bien, on s’apprêtait à bien bouffer et à profiter d’un moment privilégié entre potes. J’avais fièrement déballé ma peluche de Mario Tanuki, de Sackboy communiste et de figurine Mario Kart, mais fallut-il que je me fasse troller pendant la célébration de mon anniversaire.
Quelle fut ma déception à l’ouverture du paquet cadeau soigneusement confectionné. Ceci-dit, ce n’était rien comparé à mon énervement quand j’entendais un « on veut une review sur le blog », ou alors « avec le screenshot de fin, s’il vous plaît ! ».
Faisant l’effet un coup de poing dans le ventre, je découvris la jaquette de Chasse Neige Simulator.
Alors que des larmes de rage me montaient aux yeux, je pensais déjà au gameplay injouable, aux graphismes pourris et surtout à l’absence totale d’intérêt du jeu.

Extraits du dos de la jaquette pour vous faire rêver :

  • Un jeu riche en informations sur l’univers des dameuses
  • Des missions variées et des rebondissements pour plus de f-f-fun !
  • Rejouabilité infinie une fois le jeu terminé
  • Des contrôles intuitifs

How about « no ».

It's a thing!

It’s a thing!

Mais qui, bordel, voudrait jouer à ce jeu ? A part un saisonnier en manque, j’ai du mal à cerner l’audience de ce jeu.
L’ « infameuse » série des Simulator doit sa notoriété au nombre, à la qualité et aux thèmes des jeux qui la composent. On retiendra les plus épiques :

  • Chasse-Neige Simulator (bien sûr)
  • Bûcheron Simulator (oh yeah)
  • Tunnels Simulator
  • Remorquage Simulator
  • Convoirs Exceptionnels & Poids Lourds Simulator 2 (2 en 1)

Que du bon quoi.

Bref, j’installe le jeu depuis le CD-ROM puis je cherche un instant la clé CD. Elle est finalement « imprimée » dans l’intérieur de la boîte, à même le plastique.
Parce que les manuels de jeu, c’est trop mainstream.

L’installation effectuée, on procède à une petite mise à jour (qui doit certainement être critique pour l’amélioration du jeu (ahem)) et on se retrouve face à un menu principal bizarrement décent.
Ce n’est qu’au lancement de la partie que l’enfer commence.
Ici, pas de tuto et pas d’explication des termes techniques, car il est bien connu que tous les joueurs sont des agents préposés à l’entretien des pistes de ski (si ça s’appelle comme ça).
On doit donc se démerder avec ce qu’on a, à savoir, une brève indication des touches en haut à gauche de l’écran qu’il faut soi-même « traduire » en AZERTY.
Il faut dans un premier temps ravitailler un télésiège en bouffe (easy).

La sus-dite souffleuse

La sus-dite souffleuse

Après, ça se complique : il faut utiliser la souffleuse pour dégager le garage. Qu’est-ce qu’une souffleuse ? Quel garage ? -No fucking idea.
J’ai du chercher sur Google pour comprendre ce qu’était donc cet engin, puis j’ai essayé toutes les touches du clavier pour trouver la commande de changement du véhicule.
J’ai donc dû déneiger la zone devant le garage, mais un simple passage n’a pas suffi : il faut déneiger TOUTE la zone qui fait l’équivalent d’un terrain de tennis, et c’est extrêmement relou, surtout avec la musique venue tout droit d’un vieux porno en fond. Un compteur de complétion s’affiche sur l’écran, AU DIXIÈME PRÈS. J’ai mis 10 minutes et je suis descendu en retard pour le dîner.
Je te raconte pas l’excuse.

J’ai donné une dernière chance au jeu pour la mission suivante. Il fallait damer l’équivalent d’un terrain de foot avec une dameuse qui ne tourne pas et des skieurs (en pleine nuit) suicidaires qui se jettent sous tes chenilles. De la même façon que la mission précédente, il faut ratisser la zone entière.
J’ai donc rage-quit, puis rage-uninstall au bout de 20 minutes de jeu.
Désolé, pas de kill screen, ni de screenshots tout court puisque le jeu ne permet pas les captures d’écran et j’ai pas le bon matos.

No comment

Pas facile de juger objectivement ce jeu.
Bon, OK. Le gameplay est clairement à chier, mais les graphismes ne sont pas aussi immondes que prévu.
De manière générale, j’ai du mal à cracher sur les dev qui proposent ce genre de jeu à faible coût et sans prétention vraiment, parce que, quoi qu’on en dise et qu’on puisse trouver le jeu pourri, il y a des heures de boulot derrière.
Le jeu doit cibler environ une cinquantaine de personnes en ce monde, et, qui sait, peut-être apprécieront-elles ce serious game.

Une chose est sûre, cette série de Simulators continuera à exister tant que des petits cons offriront ce cadeau empoisonné pour blaguer !

One thought on “Chasse-Neige Simulator

  1. C’est bon on te laisse tranquille pour un an encore. Profites-en pour faire le plein de bon jeu parce que le prochain … Non je n’ose même pas en parler, je vais encore faire des cauchemars …

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