Metal Gear Solid V – The Phantom Pain

Voici le Director’s cut du trailer présenté à l’E3.

 
On dira ce qu’on veut, une fois de plus, c’est bel et bien la présentation d’un prochain Metal Gear Solid qui aura gagné l’E3.

Cette fois, Kojima-San, fondateur et réalisateur de la plupart des jeux Metal Gear, mettra en scène Punished Snake dans une aventure qui viendra s’intercaler chronologiquement entre Metal Gear Solid: Peace Walker et Metal Gear Solid.
A la vue de ce trailer, je n’ai pas pu m’empêcher de vibrer. Je sens que ce nouveau MGS va encore nous plonger dans une histoire unique, cocktail d’émotions et de multiples intrigues entre-mêlées.

Wassup?

Contrairement aux nouveaux jeux des sagas bien connues, qui ne sont en réalité qu’une simple mise à jour du jeu précédent, ce MGSV (et tous les MGS, en général) propose un véritable dépaysement grâce au nouveau Fox Engine.
Aidé par le hardware des machines FutureGen, on aura le droit à des graphismes et des animations de psychopathe, ainsi qu’à des nouvelles possibilités de gameplay qui se dévoileront d’ici la sortie du jeu.
 
Mais le gros changement aux yeux des fans est le changement de l’acteur qui double Snake depuis « le début » : David Hayter. Kojima lui-même a préféré faire appel à Kiefer Sutherland pour son prochain jeu. Il sera utilisé également comme acteur pour la motion capture faciale.
 
MGSV2Les raisons de ce changement soudain et inéxpliqué (et d’ailleurs, inéxpliquable) cultivent le côté imprévisible et autodidacte de Kojima. On se souvient de MGS 2 dans lequel c’était le jeu qui jouait le joueur, ici, Kojima récidive en se payant la tête de David Hayter qui, pour certains (et pour l’acteur lui même), est l’incarnation même de Snake.
Néanmoins, je ne peux pas m’inquiéter de l’arrivée de Sutherland, acteur que je n’associe qu’exclusivement au personnage de Jack Bauer, héros de l’ombre de la série 24. Non seulement cela promet un voice acting de qualité, mais aussi, ça associera deux personnages et deux univers qui sont, finalement, assez proches. En effet, il y a beaucoup de similarités dans le déroulement de leurs histoires respectives, que ce soit par l’utilisation abusive (mais toujours bien menée) de plot twists et de scénarii en apparence basiques, mais finalement assez-complexes si l’on prend la peine de creuser un peu.
 
Enfin, on peut voir dans ce trailer que Kojima prend le risque de s’attaquer à des thématiques très peu abordées dans les jeux vidéo que sont la torture, le terrorisme (tous deux thèmes chers à la série 24) et les enfants-soldats ; ce qui ne manquera pas de susciter une polémique à la sortie du jeu.
 
Pour l’instant, rien n’indique la sortie du jeu, si ce n’est le fait qu’il sortira sur PS4 et XBOne.
Une chose est sûre, c’est que l’on ne pourra pas douter de la qualité du jeu. Que l’on adore ou que l’on déteste, chaque Metal Gear Solid est une oeuvre d’art ; et je vois mal comment le prochain pourrait déroger à cette règle.

GoldenEye – Source Mod

Pourquoi personne ne m’a prevenu ?

J’ai découvert récemment l’existence d’un mod multijoueur online GoldenEye se basant sur le SDK Source.
Si vous êtes nostalgique de l’époque N64 et regrettez les parties endiablées de GoldenEye en split-screen sur une portion d’écran équivalente à un écran de calculatrice, alors dépêchez-vous de télécharger ce truc.

Goldeneye2

Ah qu’il est loin le temps où on attendait dans le conduit d’aération de Facility qu’un ennemi débarque dans les chiottes pour récupérer le KF7 Soviet.

Goldeneye3
Dans ce mod, tout est reproduit à l’identique : de l’intro du jeu au passage secret de la corniche de Complex en passant par les massacres au Klobb (dite l’arme la moins puissante de l’histoire du Jeu Vidéo).
Vous retrouverez tout dans même état que lorsque vous avez mis la N64 au placard il y a maintenant un peu plus de 10 ans.
Mais ce n’est pas tout, on y trouve en plus certaines cartes remixées bien sympas, mais aussi des maps inédites qui sont issues du mode solo du jeu original.

Bref, si un réglement de comptes entre potes est nécessaire, rien de tel qu’un petit YOLT (You Only Live Twice) au Golden Gun sur ce GoldenEye Source !

Pour ceux du fond qui dormaient ou qui auraient oublié ce jeu, voici une petite vidéo décalée du JoueurDuGrenier qui ne fera pas de mal.

Antichamber

Antichamber est un puzzle-game/FPS.
Disponible sur Steam pour 19€ (cher pour un jeu indépendant) il est resté en développement pendant 3 ans pour décrocher plusieurs awards et sortir pendant le moins de janvier de cette année.

C’est un jeu assez ambitieux qui ne manquera pas de vous brain-fuck à la moindre occasion.
Depuis une vue à la première personne, vous errez parmi plusieurs chambres qui comportent des énigmes qui brisent les règles et les codes des jeux du même genre, ce qui rend la découverte du jeu très prenante.
Dès le début du jeu, on se retrouve dans une pièce qui fait office de menu principal et de menu de pause, l’antichambre, et un timer de deux heures se déclenche. On fait ensuite rapidement face à la première chambre du jeu qui s’avère être en réalité la première frustration d’une longue série.

Is it a rabbit ? Is it a duck ?

Is it a rabbit? Is it a duck?


En s’habituant aux mécanismes du jeu, on se rend compte que tout est question de perspective et qu’il faut se détacher des codes habituels de la résolution de puzzle dans les jeux.
Certaines salles sont des embranchements, ce qui implique qu’elles comportent plusieurs résolutions possibles, soit en adoptant un point de vue différent (suggéré (ou pas) par les vignettes introduisant chaque salle), soit en revenant plus tard dans le jeu avec une amélioration de l’unique « arme » du jeu.
Cette « arme » n’est pas là pour détruire les bots inexistants du jeu.
Un peu comme dans Portal, elle est là pour venir à bout des puzzles qui ,ici, nécessite la manipulation de matière que le joueur devra utiliser judicieusement pour ouvrir des portes afin de progresser.
 
 
 
L’ambiance est très particulière : les graphismes sont en cel-shading et seuls les éléments propres aux énigmes sont en couleur.
La musique d’ambiance est très calme, ce qui met en évidence les bruitages qui interviennent à certains endroits de la carte.
Ce sevrage de couleurs et de musique rythmée fait que la moindre apparition d’un bruitage ou d’une couleur (souvent éblouissante) agit comme un véritable coup de poing aux sens du joueur.

Passée la barrière du prix pour une durée de vie assez courte, Antichamber est une expérience à laquelle il est sympa de se prêter quand on veut changer des puzzle-games classique.
Par contre, gardez à l’esprit que vous ne jouerez pas au jeu. C’est le jeu qui se jouera de vous.

"You take the blue pill, the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill, you stay in Wonderland, and I show you how deep the rabbit hole goes." -Morpheus "LOL" -Antichamber

You take the blue pill, the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill, you stay in Wonderland, and I show you how deep the rabbit hole goes. -Morpheus
 LOL. -Antichamber

FTL: Faster Than Light

FTL: Faster Than Light est un jeu de startégie sorti en 2012 sur PC.

Vous êtes le capitaine d’un vaisseau qui doit échapper à la méchante alliance afin de ramener des infos ultra-précieuses à la base (classique).
Il n’y a pas beaucoup de narration, néanmoins le principe du jeu n’est pas sans rappeler la série Battlestar Galactica.

Votre vaisseau se déplace de saut en saut, et vous ne savez pas à l’avance ce qui se trouve à votre arrivée : ennemi, boutique, soleil,… Il faut à chaque fois attendre que le moteur se charge pour réaliser le prochain saut, ce qui vous expose à ces potentiels dangers.
Souvent, c’est le combat qui s’impose.

ftl-faster-than-light2
 
Différentes stratégies alors sont envisageables :

  • Bourrinage : viser les boucliers et les armes ennemies en espérant que cela suffise.
  • Téléporter une partie de l’équipage dans le vaisseau ennemi et tuer les membres de l’équipage adverse.
  • Casser le système d’oxygène du vaisseau adverse.

 
Au début du jeu, les combats sont plutôt simples du fait de la faiblesse des ennemis, mais ça tourne au vinaigre rapidement dès lors que les équipages ennemis commencent à se téléporter chez vous et à tout casser.
Vous progressez également en achetant des nouvelles armes et autres jouets, en plus d’autres membres qui peuvent rejoindre votre crew.

Les différents membres de l’équipage sont contrôlables depuis une vue du dessus où chaque compartiment du vaisseau est observable. Ceux-ci sont réservés à différents éléments et appareils, tels que les armes, les moteurs ou les boucliers. Au fur et à mesure du jeu, votre équipage progressera. Ils travailleront plus vite et vous gagnerez en efficacité.
Il y a différentes races qui ont des avantages et des défauts, donc il est important de bien choisir selon la stratégie globale adoptée en fonction de l’équipement du vaisseau.

Les mécanismes de jeu sont assez simples à comprendre (expliqués en détails dans le tutoriel), mais la difficulté réside dans les périodes de stress pendant un combat où il y a pas mal de trucs à gérer en même temps. Pour ça, il faut éviter d’abuser de la pause. Pas évident !

Le jeu est top, n’hésitez pas.

Pour des explications en images, voici une vidéo de gameplay réalisée par les youtubers thefantasio974 (encore une fois) et boblennon.

Indie Game – The Movie

J’en ai brièvement parlé dans l’article sur Fez, Indie Game – The Movie est un documentaire qui suit les différents entrepreneurs et développeurs de jeux indépendants que sont Jonathan Blow (Braid), Phil Fish (Fez), Edmund McMillen et Tommy Refenes (Super Meat Boy).

Dûr dûr ?

EdmundMcMillen, Team Meat

EdmundMcMillen, Team Meat

Le film suit ces types à différents stages et décrit l’enfer que peut constituer la conception de leur propre jeu : sacrifices sociaux et économiques monstrueux. Sans compter que ces types là, dotés d’un talent colossal en programmation et en art, n’ont pas de recul sur leur travail et connaissent de grandes périodes de doutes et de stress.
Par exemple, à cause de ces raisons, le développement de Fez a duré 5 ans…

De plus, il faut revêtir la casquette de commercial et de markéteux pour organiser les salons (où la présentation du jeu foire) et se faire ainsi un peu connaître des joueurs et créer un peu de hype autour de son jeu.
Il faut aussi espérer que le jeu soit bien reçu, sinon il y a de quoi s’endetter sur des générations. L’attente est l’angoisse causée par la bonne ou mauvaise réception du jeu par les gamers est très bien décrite dans le cas de Super Meat Boy, dont l’équipe a été suivie par les cameramans le jour de la sortie du jeu sur le Xbox Live Arcade.
Dans une moindre mesure et dans un esprit assez égocentrique, l’auteur du jeu peut voir son oeuvre incomprise ; comme ce fut le cas pour Braid, où les joueurs n’ont, selon Jonathan Blow, pas compris le sens du jeu et se sont uniquement focalisés sur le gameplay.

Tout cela est quand même à nuancer avec le fait que le développeur reste entièrement maître de son jeu et peut laisser libre cours à son imagination. Eh oui !, pas de Bobby Kotick (CEO Activision) pour te foutre la pression pour sortir un DLC le jour de la sortie du Call of Duty annuel !
Les jeux qui en sortent sont des œuvres ultra-personnelles, à petit prix et souvent de bonne qualité ; ou alors, le travail est plus apprécié qu’une grosse prod qui merde, tant la créativité et le talent qui émanent des créateurs ressent.
Enfin, on peut deviner l’immense satisfaction que peut apporter l’accomplissement de ce boulot titanesque, amplifiée si on a le sentiment que le joueur s’est amusé et a été impacté d’une façon ou d’une autre par le jeu.


« Le jeu-vidéo est le média ultime de l’art. »

– Phil Fish

Inspirant

Bref, pour en revenir au film, on regrettera peut être l’absence de Markus Persson (Minecraft) qui aurait peut-être nuancé l’aspect globalement cauchemardesque de la création de jeu vidéo peint dans ce documentaire ; et aurait donné un petit espoir, quand on connaît le nombre de copies vendues de son jeu et qu’on sait que ça lui a permis de créer sa propre boîte.
C’est aussi l’occasion pour ceux qui connaissent un peu moins le monde des jeux-vidéo de découvrir un point de vue différent et et assez élogieux de cet univers.

Indie Game – The Movie est vraiment sympa, regardez-le !