Far Cry 3: Blood Dragon

Tout se passait bien au début du mois d’avril de cette année, jusqu’à ce qu’Ubisoft fasse l’annonce de Far Cry 3: Blood Dragon, standalone basé sur Far Cry 3 qui serait proposé en téléchargement à petit prix plus tard, en mai.

Contexte

Le monde est sens dessus dessous depuis l’atomisation du Canada et l’invasion de l’Australie.
Dans un futur alternatif, vu tel quel par les écrivains de sci-fi des années 80, tout est fluo.
Vous êtes une cyber-unité de la Navy dernier cri à mi-chemin entre Robocop et Terminator lâché sur une île et subissez, dans un premier temps, le pire (ou le meilleur ?) des tutoriels tous jeux-vidéos confondus.
Le scénario est d’un kitsch et d’un cliché jusque là jamais rencontré, mais c’est complètement assumé.
Premier objectif annoncé par l’opératrice : détruire toute forme de vie sur la base ennemie (peuplée de soldats sortis tout droit d’un clip des Daft Punk), sans oublier de looter tous les cyber-coeurs qui vous permettront plus tard d’attirer les dragons de sang qui prolifèrent sur l’île.
Vous vous faîtes ensuite capturer inéluctablement par le vilain du jeu qui doit sa cyber-puissance au fait qu’il a bu du sang de dragon.

Arc en néon bleu. Furtivité lvl 9000

Arc en néon bleu.
Furtivité lvl 9000

Le reste, c’est du classique : aller à tel endroit pour détruire le bidule ; mais en version Blood Dragon, ça devient plutôt : « Utilisez vôtre cyber-oeil pour repérer et tuer les cyber-ennemis. Placer ensuite du C-4000 sur les points stratégiques du barrage, puis détruisez en frappant à coups de poings le cœur de générateur nucléaire en prenant garde aux cyber-requins. »

Pour ma part, pour pousser le ridicule jusqu’à ses limites, j’ai laissé le doublage en français. Il est plutôt réussi et renforce vraiment l’effet rétro, car tous les films de ce genre étaient doublés de cette façon (et la VO ne sortait pas chez nous).

 

 

Et alors ?

Au final, le cocktail d’action et de clichés est, je trouve, bien réussi ; mais après on aime ou on déteste.
Les néons à profusion, les voix trafiquées et les grosses musiques au synthé donneront la gerbe à certains.

Pour profiter des premières minutes du jeu, je vous renvoie vers une vidéo du youtuber thefantasio974

Papers Please

Papers Please, c’est le premier jeu où l’on se retrouve dans la peau d’un douanier.
« Mouarf, drôle de délire », me diriez-vous. Et vous auriez raison.

Mais le jeu est tellement bien ficelé qu’on se prête à la tâche volontiers.

Glory to Arstotzka!

Glory to Arstotzka!


Vous avez gagné à la lotterie du travail dans le régime « simili-communiste » d’Arstotzka.
Vous débutez à votre poste à la douane de l’aéroport afin de filtrer l’important flux d’immagration vers votre pays, tant il est prospère et glorieux. Mais cela apporte du bon (réunion de familles) et du moins bon (chômage, terrorisme)…
À vous de faire la part des choses ! Mais il faut garder en tête que vous êtes payés aux nombre de cas traités en une journée et que vous avez une famille à entretenir.
 

 
Côté gameplay, le joueur est dans sa cabine et reçoit les immigrants un par un.
Selon l’ordre du jour, il devra contrôler différents papiers et aura la possibilité d’interroger les différents personnages un peu à la manière d’un Phoenix Wright.

Le jeu est passé « Greenlit » sur steam ; et une version beta gratuite est disponible sur le site du développeur.