Cube World

Développé par Wolfram von Funck, Cube World est est RPG solo et multijoueur disponible actuellement dans sa version alpha.

L’aventure prend place dans un monde totalement ouvert généré aléatoirement dont le principe et le style graphique qui, comme son nom l’indique, est constitué de cubes.
Le développeur avoue lui-même que Minecraft l’a fortement inspiré pour le style de son jeu. Il y a quand même appliqué une patte plus fantaisiste avec ses décors hauts en couleurs.

400px-CubeworldcharactercreationOn commence par choisir l’apparence physique, la race, le genre et la classe de son personnage, puis on se retrouve à poil au milieu d’ennemis ultra-féroces tels que les ecureuils et les raton-laveurs, par exemple.
Parce que, oui. Au début du jeu, chaque rencontre avec la moindre créature hostile du jeu constitue une véritable épreuve tant notre personnage est faible. Il faut passer quelques niveaux pour enfin commencer à faire mal et espérer affronter les différents boss placés à différents endroits de la carte et accessibles à tout moment.
 
Le système d’XP parait un peu sévère au début du jeu, tant passer un niveau peut être long ; mais s’avère gratifiant. En effet, d’une manière semblable aux autres jeux du même genre, chaque passage de niveau s’accompagne d’une distribution stratégique de points de compétences.

L’XP à elle seule ne suffira pas. Il faudra disposer d’armes et d’équipements augmentant les stats de son héros pour pouvoir partir sereinement à la découverte de cet immense monde.
Ces objets sont craftables dans les villages, et il faudra trouver les éléments nécessaires pour leur construction en détruisant certains éléments destructibles du monde.

Bien classique tout ça !

Ouaip.
Cependant, le jeu est très plaisant à jouer et bien accessible. La mort n’est pas vraiment punitive dans la mesure où le joueur ne réaparait pas bien loin est n’est pas dépossédé de son stuff ou de son argent, ce qui tombe plutôt bien tant les combats du début du jeu sont difficiles.
 
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La progression du joueur est motivée par l’envie de découverte de nouveaux environnements qui sont très réussi et cohérents, bien que générés aléatoirement, et de nouveaux ennemis. Bien sûr cela va de paire avec l’habituelle course à l’XP et à l’armement. Cet aspect est d’ailleurs récompensé par la facilité de pouvoir transporter son personnage de serveur en serveur sans restriction.
 
 
Cube World est donc plein de promesses.
S’appuyant sur des bases solides, on attendra de lui qu’il propose plus de contenu et une progression un peu moins chaotique ; ainsi que la résolution de bugs qui rendent le jeu parfois instable ou qui laissent un goût d’inachevé.
L’absence d’une musique d’ambiance est très regrettable et se fait lourdement ressentir.

IncredibleOrb, qui maîtrise assez bien le jeu, propose de suivre une de ses sessions multijoueurs en vidéo.

The Walking Dead

Mettons les choses au clair dès le début : je n’ai pas lu la BD et je n’aime pas la série (sacrilège !). Je n’avais donc aucune raison d’essayer le jeu.
Mais difficile de passer à côté de ce jeu développé par Telltale Games, seul survivant valable de l’ère des point & clicks.

TWD se décompose en 5 épisodes plutôt courts, ce qui correspond finalement assez bien et donne du rythme à ce format de jeu, qui repose plus sur l’intrigue et les personnages que sur la résolution d’énigmes qu’on a l’habitude de retrouver dans ce style de jeu.

Vous êtes Lee et commencez vôtre aventure à l’arrière d’une bagnole de condés, menottes aux poignets.
Pas besoin d’avoir Bac +7 pour comprendre que ça va être le bazar dans peu de temps (il suffit de lire le nom du jeu) ; de plus, les indices pas très subtiles d’un désastre imminent vous sont donnés par la radio. C’est celle-ci que le flic qui vous conduit en taule éteint pour taper la discute.
Les conversations sont au cœur du système de jeu et, comme indiqué au début de chaque épisode, celles-ci façonnent le déroulement du jeu.
TheWalkingDead2
Ce n’est qu’en partie vraie : l’aventure passe par des passages obligatoires. Néanmoins, les séquences qui relient ces « checkpoints » varient en fonction des choix opérés pendant les discutions avec les différents personnages et c’est au joueur de choisir son camp parmi les clans qui se dessinent au fur et à mesure.
Selon la gravité de la situation, il est possible qu’il y ait une limite de temps pour prendre une décision, pouvant alors pousser le joueur à la faute en tenant des propos incohérents ou inappropriés qui ne manqueront pas de déplaire aux autres personnages.
Ces derniers sont globalement intéressants et, pour ma part, le contexte du jeu a fait j’ai approché chaque nouvelle rencontre avec méfiance et le souhait de ne pas trop vouloir en dévoiler sur le héros. Et c’est d’ailleurs généralement l’attitude adoptée par ces personnages, ne les rendant pas facile à cerner rapidement.
Un peu comme à la Mass Effect, chaque joueur réagit de façon différente face aux choix qu’il lui sont proposés, ce qui entraîne différentes conséquences ; rendant son aventure unique.

Côté technique, le cel-shading ne rappelle pas vraiment la BD, mais est assez réussi ; le point fort de la réalisation résidant dans les doublages nickels de chaque personnage.
Seul bémols, les déplacements de Lee et ces saloperies de QTE totalement superflues.

En cette période bizarre d’été et de boulot, The Walking Dead me convient parfaitement de par sa facilité d’accès et son histoire prenante.
 

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Kentucky Route Zero

Kentucky Route Zero est un autre OVNI vidéo ludique qui se présente sous la forme d’un Point & Click en cinq actes.
Réalisé par Jake Elliott et Tamas Kemenczy, le « jeu » met en scène l’aventure de Conway. Celui-ci doit livrer du merdier au 5 Dogwood Drive, accessible en passant par la Route Zero.
Seulement voilà, la Route Zero est un peu mesquine. Peu sont ceux qui connaissent son existence et encore moins savent comment la trouver.
L’acte premier commence à la tombée de la nuit dans la station service Equus Oils et consiste à trouver cette mystérieuse Route Zero.

L’histoire commence donc doucement.
On pourrait croire au début à un jeu finalement assez classique, mais KRZ se démarque très rapidement de tout le reste.

Ici, pas de puzzle ni de challenge. Il s’agit plus d’un roman interactif qu’autre chose.

L’ambiance est hypnotique. Les graphismes sont simples mais réussi, le style génial, l’audio indescriptible.
L’interaction entre le jeu et le joueur réside dans les déplacements, mais surtout, dans les dialogues. Le joueur dispose de plusieurs choix mais qui finalement ne pèsent pas vraiment dans l’histoire. L’intérêt pourra donc échapper à certains, mais les autres comprendront que les dialogues servent en fait à façonner les personnages selon leurs envies et selon la façon qu’ils les perçoivent.
Au fur et à mesure de la progression, l’histoire prend une tournure étrange, si bien que celle-ci couplée à l’ambiance du jeu fait perdre le fil au joueur qui n’arrive plus à distinguer la réalité du rêve.

KRZ remplit les conditions pour que l’appellation « Jeu vidéo » soit appropriée, mais l’est-ce vraiment ?
A ne pas mettre entre toutes les mains.

 

Antichamber

Antichamber est un puzzle-game/FPS.
Disponible sur Steam pour 19€ (cher pour un jeu indépendant) il est resté en développement pendant 3 ans pour décrocher plusieurs awards et sortir pendant le moins de janvier de cette année.

C’est un jeu assez ambitieux qui ne manquera pas de vous brain-fuck à la moindre occasion.
Depuis une vue à la première personne, vous errez parmi plusieurs chambres qui comportent des énigmes qui brisent les règles et les codes des jeux du même genre, ce qui rend la découverte du jeu très prenante.
Dès le début du jeu, on se retrouve dans une pièce qui fait office de menu principal et de menu de pause, l’antichambre, et un timer de deux heures se déclenche. On fait ensuite rapidement face à la première chambre du jeu qui s’avère être en réalité la première frustration d’une longue série.

Is it a rabbit ? Is it a duck ?

Is it a rabbit? Is it a duck?


En s’habituant aux mécanismes du jeu, on se rend compte que tout est question de perspective et qu’il faut se détacher des codes habituels de la résolution de puzzle dans les jeux.
Certaines salles sont des embranchements, ce qui implique qu’elles comportent plusieurs résolutions possibles, soit en adoptant un point de vue différent (suggéré (ou pas) par les vignettes introduisant chaque salle), soit en revenant plus tard dans le jeu avec une amélioration de l’unique « arme » du jeu.
Cette « arme » n’est pas là pour détruire les bots inexistants du jeu.
Un peu comme dans Portal, elle est là pour venir à bout des puzzles qui ,ici, nécessite la manipulation de matière que le joueur devra utiliser judicieusement pour ouvrir des portes afin de progresser.
 
 
 
L’ambiance est très particulière : les graphismes sont en cel-shading et seuls les éléments propres aux énigmes sont en couleur.
La musique d’ambiance est très calme, ce qui met en évidence les bruitages qui interviennent à certains endroits de la carte.
Ce sevrage de couleurs et de musique rythmée fait que la moindre apparition d’un bruitage ou d’une couleur (souvent éblouissante) agit comme un véritable coup de poing aux sens du joueur.

Passée la barrière du prix pour une durée de vie assez courte, Antichamber est une expérience à laquelle il est sympa de se prêter quand on veut changer des puzzle-games classique.
Par contre, gardez à l’esprit que vous ne jouerez pas au jeu. C’est le jeu qui se jouera de vous.

"You take the blue pill, the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill, you stay in Wonderland, and I show you how deep the rabbit hole goes." -Morpheus "LOL" -Antichamber

You take the blue pill, the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill, you stay in Wonderland, and I show you how deep the rabbit hole goes. -Morpheus
 LOL. -Antichamber

Surgeon Simulator 2013

Surgeon Simulator 2013, c’est un peu un croisement entre QWOP et le jeu Docteur Maboul.

Les mouvements de la main sont effectués à la souris, tandis que ceux des doigts se font grâce aux touches Q,Z,E,R et Espace.
Vous imaginez ce que cela entraîne lorsqu’il s’agit de faire une greffe de cœur, ou tout autre organe vital ; puisque le simple fait de réussir à attraper un scalpel correctement est un calvaire.
Ça se complique d’avantage au fil de la progression du jeu quand il s’agit d’opérer dans une ambulance ou dans l’espace, sans gravité.

Une première version est née en Flash sur Kongregate. La version finale finale est sortie sur Steam récemment et comporte plus de réglages, d’environnements, et d’instruments que la version Flash du jeu ; ainsi qu’un menu avec quelques easter-eggs bien sympas.

La vidéo suivante du jeu vous mettra entre les mains expertes de Michael et Gavin, deux des idiots du collaboratif AchievementHunter de YouTube.