Sound Shapes

Disponible en téléchargement sur le Playstation Store (une démo est d’ailleurs disponible), Sound Shapes est un jeu de plateformes musical bien sympa.
Le joueur dirige une petite boule qui colle à certaines surfaces. Il parcourt le niveau composé de tableaux et ramasse différents objets qui constituent des notes venant s’ajouter en harmonie à la musique ambiante.
Chaque album comporte des éléments de niveaux qui leurs sont propre (ennemis, textures,…) et des environnements musicaux ultra-variés.

 
On regrette la durée de vie un peu faiblarde : il y a 5 albums de 3 à 5 chansons, mais elle sont tops (surtout les albums de Deadmau5 et Beck).
On retrouve aussi un éditeur de niveaux bien foutu qui donnera un bel os à ronger aux plus créatifs.

Sound Shapes est une petite perle.

Far Cry 3: Blood Dragon

Tout se passait bien au début du mois d’avril de cette année, jusqu’à ce qu’Ubisoft fasse l’annonce de Far Cry 3: Blood Dragon, standalone basé sur Far Cry 3 qui serait proposé en téléchargement à petit prix plus tard, en mai.

Contexte

Le monde est sens dessus dessous depuis l’atomisation du Canada et l’invasion de l’Australie.
Dans un futur alternatif, vu tel quel par les écrivains de sci-fi des années 80, tout est fluo.
Vous êtes une cyber-unité de la Navy dernier cri à mi-chemin entre Robocop et Terminator lâché sur une île et subissez, dans un premier temps, le pire (ou le meilleur ?) des tutoriels tous jeux-vidéos confondus.
Le scénario est d’un kitsch et d’un cliché jusque là jamais rencontré, mais c’est complètement assumé.
Premier objectif annoncé par l’opératrice : détruire toute forme de vie sur la base ennemie (peuplée de soldats sortis tout droit d’un clip des Daft Punk), sans oublier de looter tous les cyber-coeurs qui vous permettront plus tard d’attirer les dragons de sang qui prolifèrent sur l’île.
Vous vous faîtes ensuite capturer inéluctablement par le vilain du jeu qui doit sa cyber-puissance au fait qu’il a bu du sang de dragon.

Arc en néon bleu. Furtivité lvl 9000

Arc en néon bleu.
Furtivité lvl 9000

Le reste, c’est du classique : aller à tel endroit pour détruire le bidule ; mais en version Blood Dragon, ça devient plutôt : « Utilisez vôtre cyber-oeil pour repérer et tuer les cyber-ennemis. Placer ensuite du C-4000 sur les points stratégiques du barrage, puis détruisez en frappant à coups de poings le cœur de générateur nucléaire en prenant garde aux cyber-requins. »

Pour ma part, pour pousser le ridicule jusqu’à ses limites, j’ai laissé le doublage en français. Il est plutôt réussi et renforce vraiment l’effet rétro, car tous les films de ce genre étaient doublés de cette façon (et la VO ne sortait pas chez nous).

 

 

Et alors ?

Au final, le cocktail d’action et de clichés est, je trouve, bien réussi ; mais après on aime ou on déteste.
Les néons à profusion, les voix trafiquées et les grosses musiques au synthé donneront la gerbe à certains.

Pour profiter des premières minutes du jeu, je vous renvoie vers une vidéo du youtuber thefantasio974

Hotline Miami

Donc déjà, le jeu commence sur un écran titre écrit en Russe, puis, après avoir cliqué sur « New Game »,  un mec barbu dans une cave nous apprend comment tuer un mec depuis une vue du dessus, un peu à la GTA avec une ambiance qui me fait penser à celle de Pulp Fiction.
Assez cash comme gars.

Après avoir explosé la tête à coups de batte de baseball de pauvres innocents, nous faisons la rencontre d’un… cheval (?) qui nous raconte des trucs sans queue ni tête. Ses propos seront appuyés par ses amis « hibou » et « poulet ».
Sans aucune raison apparente et de retour à l’appartement, on décroche au téléphone et un message nous informe que notre commande de cookies est arrivée.
Une fois sur les lieux, il faut évidemment choisir son masque – et le carnage peut enfin commencer.

Vous l’aurez donc compris, Miami Hotline est un jeu fait par des fonscars pour des fonscars.
Si toutefois vous ne feriez pas partie de cette catégorie de personnes, sachez que la soundtrack du jeu complétement malade vous permettre d’atteindre des états de transe avancés, et ce, sans faire appel à diverses substances.

Pour plus de détails, je vous renvoie vers la vidéo du youtuber et « twitcher » IncredibleOrb :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=UHPsYTEj2oY]

 

Bon bourrinage !

Papers Please

Papers Please, c’est le premier jeu où l’on se retrouve dans la peau d’un douanier.
« Mouarf, drôle de délire », me diriez-vous. Et vous auriez raison.

Mais le jeu est tellement bien ficelé qu’on se prête à la tâche volontiers.

Glory to Arstotzka!

Glory to Arstotzka!


Vous avez gagné à la lotterie du travail dans le régime « simili-communiste » d’Arstotzka.
Vous débutez à votre poste à la douane de l’aéroport afin de filtrer l’important flux d’immagration vers votre pays, tant il est prospère et glorieux. Mais cela apporte du bon (réunion de familles) et du moins bon (chômage, terrorisme)…
À vous de faire la part des choses ! Mais il faut garder en tête que vous êtes payés aux nombre de cas traités en une journée et que vous avez une famille à entretenir.
 

 
Côté gameplay, le joueur est dans sa cabine et reçoit les immigrants un par un.
Selon l’ordre du jour, il devra contrôler différents papiers et aura la possibilité d’interroger les différents personnages un peu à la manière d’un Phoenix Wright.

Le jeu est passé « Greenlit » sur steam ; et une version beta gratuite est disponible sur le site du développeur.

Fez

On se motive pour le premier article du blog (le dernier ?) !

Téléchargé le jour de sa sortie depuis le Xbox Live Arcade en mai 2012 après en avoir essayé la démo, Fez a été une véritable surprise. Une agréable surprise.
Aujourd’hui est le bon moment de parler de ce jeu, car il est ressorti dans une version PC au début de ce mois.

Je suis rapidement tombé amoureux de tout ce qui fait ce jeu.

L’ambiance

Les musiques 8-bits correspondent parfaitement au style graphique « art-pixel » décidé pour la direction artistique de ce jeu.
Celles-ce collent également avec tous les différents niveaux du jeu.
Chacun possède une atmosphère bien particulière, et on prend plaisir à tous les découvrir et à s’y perdre, tant l’univers est vaste et labyrinthique.

Le mystère

Nice hat bro.

Nice hat bro.


Ce jeu est constitué de plusieurs strates. On peut y voir de prime abord un jeu de plateforme au gameplay qui, passée l’originalité de passage de la 2D à la 3D, semble assez classique : pour finir le jeu, il faut trouver des fragments de cubes disséminés un peu partout dans les différents mondes du jeu.
Mais la couche plus intéressante est celle qui recouvre tous les mystères liés à l’univers de Fez. Des énigmes présentées sous forme de symboles, de QR Codes ou alors écrites dans un alphabet propre au jeu (alphabet que l’on peut également transposer au notre par l’intermédiaire d’une énigme) sont présentes à différents endroits et même au tout début du jeu, ce qui ne manquera pas de nous faire recommencer le jeu pour venir au bout du chemin et comprendre toute l’histoire de Fez, satisfaisant ainsi notre curiosité.

L’oeuvre d’un fou

Phil Fish
Présenté plus en détails dans le film documentaire « Indie Game: The Movie », Phil Fish, créateur du jeu, est montré comme un gars complètement névrosé, arrogant, mais peu sûr de lui.
Ce reportage relate les développements d’autres jeux indépendants et d’autres méthodes qui font réfléchir sur ce job particulier : il nécéssite un talent et une passion hors du commun, mais aussi des sacrifices sociaux et financiers colossaux.
Débouté par son partenaire, il assure lui seul la grande majorité développement, mais aussi l’aspect business de son bébé pendant de longs mois où il en fera sa seule activité.
Il ne prend alors aucun recul sur son jeu, ce qui en fait une oeuvre totalement personnelle.
Et ça c’est bon…

Conclusion

A l’heure où les jeux « grand public » ont du mal à se renouveler, le jeu vidéo indépendant prend petit-à-petit son envol.
Les jeux dits « AAA » aux gameplays vieillissants font de la place à ces jeux réalisés par des petits studios ou un unique développeur.
Dans le cas de Fez, on ressent et on aime son identité qui lui est bien propre. Cette ouvre très personnelle réussit à transformer un jeu de plateformes en apparence assez classique, à un jeu ou l’envie de progression est plus cultivée par la personnalité et le mystère de son univers.
Au final, ce que je retiens dans un jeu, c’est si oui ou non il possède une âme.

Fez rentre dans cette catégorie de jeu qui ont une âme.

Toutes les raisons sont bonnes pour jouer à ce jeu, revêtir son fez et partir à l’aventure avec Gomez !

Fez-2