Kentucky Route Zero

Kentucky Route Zero est un autre OVNI vidéo ludique qui se présente sous la forme d’un Point & Click en cinq actes.
Réalisé par Jake Elliott et Tamas Kemenczy, le « jeu » met en scène l’aventure de Conway. Celui-ci doit livrer du merdier au 5 Dogwood Drive, accessible en passant par la Route Zero.
Seulement voilà, la Route Zero est un peu mesquine. Peu sont ceux qui connaissent son existence et encore moins savent comment la trouver.
L’acte premier commence à la tombée de la nuit dans la station service Equus Oils et consiste à trouver cette mystérieuse Route Zero.

L’histoire commence donc doucement.
On pourrait croire au début à un jeu finalement assez classique, mais KRZ se démarque très rapidement de tout le reste.

Ici, pas de puzzle ni de challenge. Il s’agit plus d’un roman interactif qu’autre chose.

L’ambiance est hypnotique. Les graphismes sont simples mais réussi, le style génial, l’audio indescriptible.
L’interaction entre le jeu et le joueur réside dans les déplacements, mais surtout, dans les dialogues. Le joueur dispose de plusieurs choix mais qui finalement ne pèsent pas vraiment dans l’histoire. L’intérêt pourra donc échapper à certains, mais les autres comprendront que les dialogues servent en fait à façonner les personnages selon leurs envies et selon la façon qu’ils les perçoivent.
Au fur et à mesure de la progression, l’histoire prend une tournure étrange, si bien que celle-ci couplée à l’ambiance du jeu fait perdre le fil au joueur qui n’arrive plus à distinguer la réalité du rêve.

KRZ remplit les conditions pour que l’appellation « Jeu vidéo » soit appropriée, mais l’est-ce vraiment ?
A ne pas mettre entre toutes les mains.

 

Rymdkapsel

Bon, OK. Celui là j’ai été le chercher un peu loin.

Rymdkapsel est un jeu de stratégie « minimaliste » développé par Martin Jonasson qui est sorti sur le PS Store et prévu sur iOS et Android.

Le but du jeu est de construire une station spatiale et l’étendre afin de capturer tous les monolithes qui vous rapporteront divers bonus pour finir le niveau.
Pour cela, à vous de repartir vos péons par rôles : ressources, bouffe, construction, recherche et défense. Car, oui ; vous devrez faire face aux vagues régulières d’ennemis qui manifestement vous en veulent.

Minimaliste ?

Et ouais.
Si on a bien un reproche à faire aux jeux de stratégie mobiles (en dehors de l’aspect « on prend les joueurs pour des pigeons en leur faisant payer pour des cheat-codes ou du contenu inutile »), c’est imprécision des gestes et le bordel qu’il peut y avoir sur l’écran, due à sa petitesse.
Ici, pas de chichis. Il n’y a pas de sélection hasardeuse. Il y a juste besoin de glisser son doigt vers un rôle pour qu’un soldat l’assure automatiquement. Le jeu est donc volontairement minimaliste dans ses mécanismes pour une parfaite adaptation sur mobile

Le deuxième aspect minimaliste réside dans les graphismes. Les ennemis sont des triangles rouges, vos soldats des bâtonnets blancs.
Les différents bâtiments une une couleur qui leur est propre en fonction de leur rôle, et sont en forme de pièce de Tetris (générée aléatoirement). Il faudra donc user d’optimisation pour réduire les distances que les soldats doivent parcourir et les surfaces à défendre.

Peu nombreux sont ceux qui dispose d’une PS Vita ou d’un mobile Sony compatible PS Store ; mais la future sortie du jeu sur les systèmes plus démocratisés que sont iOS et Android va rendre son acquisition quasi indispensable pour les joueurs en manque de bon titres sur mobile.

Metal Gear Solid V – The Phantom Pain

Voici le Director’s cut du trailer présenté à l’E3.

 
On dira ce qu’on veut, une fois de plus, c’est bel et bien la présentation d’un prochain Metal Gear Solid qui aura gagné l’E3.

Cette fois, Kojima-San, fondateur et réalisateur de la plupart des jeux Metal Gear, mettra en scène Punished Snake dans une aventure qui viendra s’intercaler chronologiquement entre Metal Gear Solid: Peace Walker et Metal Gear Solid.
A la vue de ce trailer, je n’ai pas pu m’empêcher de vibrer. Je sens que ce nouveau MGS va encore nous plonger dans une histoire unique, cocktail d’émotions et de multiples intrigues entre-mêlées.

Wassup?

Contrairement aux nouveaux jeux des sagas bien connues, qui ne sont en réalité qu’une simple mise à jour du jeu précédent, ce MGSV (et tous les MGS, en général) propose un véritable dépaysement grâce au nouveau Fox Engine.
Aidé par le hardware des machines FutureGen, on aura le droit à des graphismes et des animations de psychopathe, ainsi qu’à des nouvelles possibilités de gameplay qui se dévoileront d’ici la sortie du jeu.
 
Mais le gros changement aux yeux des fans est le changement de l’acteur qui double Snake depuis « le début » : David Hayter. Kojima lui-même a préféré faire appel à Kiefer Sutherland pour son prochain jeu. Il sera utilisé également comme acteur pour la motion capture faciale.
 
MGSV2Les raisons de ce changement soudain et inéxpliqué (et d’ailleurs, inéxpliquable) cultivent le côté imprévisible et autodidacte de Kojima. On se souvient de MGS 2 dans lequel c’était le jeu qui jouait le joueur, ici, Kojima récidive en se payant la tête de David Hayter qui, pour certains (et pour l’acteur lui même), est l’incarnation même de Snake.
Néanmoins, je ne peux pas m’inquiéter de l’arrivée de Sutherland, acteur que je n’associe qu’exclusivement au personnage de Jack Bauer, héros de l’ombre de la série 24. Non seulement cela promet un voice acting de qualité, mais aussi, ça associera deux personnages et deux univers qui sont, finalement, assez proches. En effet, il y a beaucoup de similarités dans le déroulement de leurs histoires respectives, que ce soit par l’utilisation abusive (mais toujours bien menée) de plot twists et de scénarii en apparence basiques, mais finalement assez-complexes si l’on prend la peine de creuser un peu.
 
Enfin, on peut voir dans ce trailer que Kojima prend le risque de s’attaquer à des thématiques très peu abordées dans les jeux vidéo que sont la torture, le terrorisme (tous deux thèmes chers à la série 24) et les enfants-soldats ; ce qui ne manquera pas de susciter une polémique à la sortie du jeu.
 
Pour l’instant, rien n’indique la sortie du jeu, si ce n’est le fait qu’il sortira sur PS4 et XBOne.
Une chose est sûre, c’est que l’on ne pourra pas douter de la qualité du jeu. Que l’on adore ou que l’on déteste, chaque Metal Gear Solid est une oeuvre d’art ; et je vois mal comment le prochain pourrait déroger à cette règle.

GoldenEye – Source Mod

Pourquoi personne ne m’a prevenu ?

J’ai découvert récemment l’existence d’un mod multijoueur online GoldenEye se basant sur le SDK Source.
Si vous êtes nostalgique de l’époque N64 et regrettez les parties endiablées de GoldenEye en split-screen sur une portion d’écran équivalente à un écran de calculatrice, alors dépêchez-vous de télécharger ce truc.

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Ah qu’il est loin le temps où on attendait dans le conduit d’aération de Facility qu’un ennemi débarque dans les chiottes pour récupérer le KF7 Soviet.

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Dans ce mod, tout est reproduit à l’identique : de l’intro du jeu au passage secret de la corniche de Complex en passant par les massacres au Klobb (dite l’arme la moins puissante de l’histoire du Jeu Vidéo).
Vous retrouverez tout dans même état que lorsque vous avez mis la N64 au placard il y a maintenant un peu plus de 10 ans.
Mais ce n’est pas tout, on y trouve en plus certaines cartes remixées bien sympas, mais aussi des maps inédites qui sont issues du mode solo du jeu original.

Bref, si un réglement de comptes entre potes est nécessaire, rien de tel qu’un petit YOLT (You Only Live Twice) au Golden Gun sur ce GoldenEye Source !

Pour ceux du fond qui dormaient ou qui auraient oublié ce jeu, voici une petite vidéo décalée du JoueurDuGrenier qui ne fera pas de mal.