Antichamber

Antichamber est un puzzle-game/FPS.
Disponible sur Steam pour 19€ (cher pour un jeu indépendant) il est resté en développement pendant 3 ans pour décrocher plusieurs awards et sortir pendant le moins de janvier de cette année.

C’est un jeu assez ambitieux qui ne manquera pas de vous brain-fuck à la moindre occasion.
Depuis une vue à la première personne, vous errez parmi plusieurs chambres qui comportent des énigmes qui brisent les règles et les codes des jeux du même genre, ce qui rend la découverte du jeu très prenante.
Dès le début du jeu, on se retrouve dans une pièce qui fait office de menu principal et de menu de pause, l’antichambre, et un timer de deux heures se déclenche. On fait ensuite rapidement face à la première chambre du jeu qui s’avère être en réalité la première frustration d’une longue série.

Is it a rabbit ? Is it a duck ?

Is it a rabbit? Is it a duck?


En s’habituant aux mécanismes du jeu, on se rend compte que tout est question de perspective et qu’il faut se détacher des codes habituels de la résolution de puzzle dans les jeux.
Certaines salles sont des embranchements, ce qui implique qu’elles comportent plusieurs résolutions possibles, soit en adoptant un point de vue différent (suggéré (ou pas) par les vignettes introduisant chaque salle), soit en revenant plus tard dans le jeu avec une amélioration de l’unique « arme » du jeu.
Cette « arme » n’est pas là pour détruire les bots inexistants du jeu.
Un peu comme dans Portal, elle est là pour venir à bout des puzzles qui ,ici, nécessite la manipulation de matière que le joueur devra utiliser judicieusement pour ouvrir des portes afin de progresser.
 
 
 
L’ambiance est très particulière : les graphismes sont en cel-shading et seuls les éléments propres aux énigmes sont en couleur.
La musique d’ambiance est très calme, ce qui met en évidence les bruitages qui interviennent à certains endroits de la carte.
Ce sevrage de couleurs et de musique rythmée fait que la moindre apparition d’un bruitage ou d’une couleur (souvent éblouissante) agit comme un véritable coup de poing aux sens du joueur.

Passée la barrière du prix pour une durée de vie assez courte, Antichamber est une expérience à laquelle il est sympa de se prêter quand on veut changer des puzzle-games classique.
Par contre, gardez à l’esprit que vous ne jouerez pas au jeu. C’est le jeu qui se jouera de vous.

"You take the blue pill, the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill, you stay in Wonderland, and I show you how deep the rabbit hole goes." -Morpheus "LOL" -Antichamber

You take the blue pill, the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill, you stay in Wonderland, and I show you how deep the rabbit hole goes. -Morpheus
 LOL. -Antichamber

FTL: Faster Than Light

FTL: Faster Than Light est un jeu de startégie sorti en 2012 sur PC.

Vous êtes le capitaine d’un vaisseau qui doit échapper à la méchante alliance afin de ramener des infos ultra-précieuses à la base (classique).
Il n’y a pas beaucoup de narration, néanmoins le principe du jeu n’est pas sans rappeler la série Battlestar Galactica.

Votre vaisseau se déplace de saut en saut, et vous ne savez pas à l’avance ce qui se trouve à votre arrivée : ennemi, boutique, soleil,… Il faut à chaque fois attendre que le moteur se charge pour réaliser le prochain saut, ce qui vous expose à ces potentiels dangers.
Souvent, c’est le combat qui s’impose.

ftl-faster-than-light2
 
Différentes stratégies alors sont envisageables :

  • Bourrinage : viser les boucliers et les armes ennemies en espérant que cela suffise.
  • Téléporter une partie de l’équipage dans le vaisseau ennemi et tuer les membres de l’équipage adverse.
  • Casser le système d’oxygène du vaisseau adverse.

 
Au début du jeu, les combats sont plutôt simples du fait de la faiblesse des ennemis, mais ça tourne au vinaigre rapidement dès lors que les équipages ennemis commencent à se téléporter chez vous et à tout casser.
Vous progressez également en achetant des nouvelles armes et autres jouets, en plus d’autres membres qui peuvent rejoindre votre crew.

Les différents membres de l’équipage sont contrôlables depuis une vue du dessus où chaque compartiment du vaisseau est observable. Ceux-ci sont réservés à différents éléments et appareils, tels que les armes, les moteurs ou les boucliers. Au fur et à mesure du jeu, votre équipage progressera. Ils travailleront plus vite et vous gagnerez en efficacité.
Il y a différentes races qui ont des avantages et des défauts, donc il est important de bien choisir selon la stratégie globale adoptée en fonction de l’équipement du vaisseau.

Les mécanismes de jeu sont assez simples à comprendre (expliqués en détails dans le tutoriel), mais la difficulté réside dans les périodes de stress pendant un combat où il y a pas mal de trucs à gérer en même temps. Pour ça, il faut éviter d’abuser de la pause. Pas évident !

Le jeu est top, n’hésitez pas.

Pour des explications en images, voici une vidéo de gameplay réalisée par les youtubers thefantasio974 (encore une fois) et boblennon.

Indie Game – The Movie

J’en ai brièvement parlé dans l’article sur Fez, Indie Game – The Movie est un documentaire qui suit les différents entrepreneurs et développeurs de jeux indépendants que sont Jonathan Blow (Braid), Phil Fish (Fez), Edmund McMillen et Tommy Refenes (Super Meat Boy).

Dûr dûr ?

EdmundMcMillen, Team Meat

EdmundMcMillen, Team Meat

Le film suit ces types à différents stages et décrit l’enfer que peut constituer la conception de leur propre jeu : sacrifices sociaux et économiques monstrueux. Sans compter que ces types là, dotés d’un talent colossal en programmation et en art, n’ont pas de recul sur leur travail et connaissent de grandes périodes de doutes et de stress.
Par exemple, à cause de ces raisons, le développement de Fez a duré 5 ans…

De plus, il faut revêtir la casquette de commercial et de markéteux pour organiser les salons (où la présentation du jeu foire) et se faire ainsi un peu connaître des joueurs et créer un peu de hype autour de son jeu.
Il faut aussi espérer que le jeu soit bien reçu, sinon il y a de quoi s’endetter sur des générations. L’attente est l’angoisse causée par la bonne ou mauvaise réception du jeu par les gamers est très bien décrite dans le cas de Super Meat Boy, dont l’équipe a été suivie par les cameramans le jour de la sortie du jeu sur le Xbox Live Arcade.
Dans une moindre mesure et dans un esprit assez égocentrique, l’auteur du jeu peut voir son oeuvre incomprise ; comme ce fut le cas pour Braid, où les joueurs n’ont, selon Jonathan Blow, pas compris le sens du jeu et se sont uniquement focalisés sur le gameplay.

Tout cela est quand même à nuancer avec le fait que le développeur reste entièrement maître de son jeu et peut laisser libre cours à son imagination. Eh oui !, pas de Bobby Kotick (CEO Activision) pour te foutre la pression pour sortir un DLC le jour de la sortie du Call of Duty annuel !
Les jeux qui en sortent sont des œuvres ultra-personnelles, à petit prix et souvent de bonne qualité ; ou alors, le travail est plus apprécié qu’une grosse prod qui merde, tant la créativité et le talent qui émanent des créateurs ressent.
Enfin, on peut deviner l’immense satisfaction que peut apporter l’accomplissement de ce boulot titanesque, amplifiée si on a le sentiment que le joueur s’est amusé et a été impacté d’une façon ou d’une autre par le jeu.


« Le jeu-vidéo est le média ultime de l’art. »

– Phil Fish

Inspirant

Bref, pour en revenir au film, on regrettera peut être l’absence de Markus Persson (Minecraft) qui aurait peut-être nuancé l’aspect globalement cauchemardesque de la création de jeu vidéo peint dans ce documentaire ; et aurait donné un petit espoir, quand on connaît le nombre de copies vendues de son jeu et qu’on sait que ça lui a permis de créer sa propre boîte.
C’est aussi l’occasion pour ceux qui connaissent un peu moins le monde des jeux-vidéo de découvrir un point de vue différent et et assez élogieux de cet univers.

Indie Game – The Movie est vraiment sympa, regardez-le !

Surgeon Simulator 2013

Surgeon Simulator 2013, c’est un peu un croisement entre QWOP et le jeu Docteur Maboul.

Les mouvements de la main sont effectués à la souris, tandis que ceux des doigts se font grâce aux touches Q,Z,E,R et Espace.
Vous imaginez ce que cela entraîne lorsqu’il s’agit de faire une greffe de cœur, ou tout autre organe vital ; puisque le simple fait de réussir à attraper un scalpel correctement est un calvaire.
Ça se complique d’avantage au fil de la progression du jeu quand il s’agit d’opérer dans une ambulance ou dans l’espace, sans gravité.

Une première version est née en Flash sur Kongregate. La version finale finale est sortie sur Steam récemment et comporte plus de réglages, d’environnements, et d’instruments que la version Flash du jeu ; ainsi qu’un menu avec quelques easter-eggs bien sympas.

La vidéo suivante du jeu vous mettra entre les mains expertes de Michael et Gavin, deux des idiots du collaboratif AchievementHunter de YouTube.
 

Sound Shapes

Disponible en téléchargement sur le Playstation Store (une démo est d’ailleurs disponible), Sound Shapes est un jeu de plateformes musical bien sympa.
Le joueur dirige une petite boule qui colle à certaines surfaces. Il parcourt le niveau composé de tableaux et ramasse différents objets qui constituent des notes venant s’ajouter en harmonie à la musique ambiante.
Chaque album comporte des éléments de niveaux qui leurs sont propre (ennemis, textures,…) et des environnements musicaux ultra-variés.

 
On regrette la durée de vie un peu faiblarde : il y a 5 albums de 3 à 5 chansons, mais elle sont tops (surtout les albums de Deadmau5 et Beck).
On retrouve aussi un éditeur de niveaux bien foutu qui donnera un bel os à ronger aux plus créatifs.

Sound Shapes est une petite perle.